le gypaète barbu

Plan d'élevage du géant du ciel


Dans les Alpes, nos ancêtres ont prêté au Gypaète Barbu des pouvoirs démoniaques. Son cercle rouge autour de l’oeil était le signe du démon et son poitrail dégoulinant était la preuve, selon les anciens, qu’il se baignait dans le sang de ses victimes. C’est à cause de ces croyances qu’il a failli disparaitre et qu’il a été complètement décimé dans les Alpes à une certaine époque.
 
Le Gypaète est pourtant inoffensif puisqu’il est le dernier maillon de la chaine alimentaire. C’est à dire qu’il termine le travail des autres nécrophages en se nourrissant exclusivement des os de carcasses d’animaux morts, mais également des tendons et ligaments. On l’appelle d’ailleurs le casseur d’os car il utilise une technique très originale pour casser les os qui sont trop grands à ingérer. Il les coince dans ses pattes prend de la hauteur, et les laisse se fracasser sur les rochers.
 
Le projet d’élevage des Gypaètes barbus consiste à relâcher de jeunes oiseaux dans leur milieu naturel afin que ceux-ci forment un noyau de population dans le Massif central, et, par leurs déplacements, établissent des échanges entre les populations alpines et pyrénéennes.
Les populations des Pyrénées, des Alpes et du Massif central pourraient constituer une véritable population ouest européenne, avec de meilleures chances de survie à long terme pour l’espèce.
 
Ce projet d’exception est porté par l’antenne Grands Causses de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), en partenariat avec le Parc national des Cévennes et le Parc naturel régional des Grands Causses. Cette action d’envergure internationale est soutenue par la Vulture Conservation Foundation et s’inscrit dans le cadre du Plan National d’Actions en faveur du Gypaète barbu 2010-2020. 
 
Le Parc Animalier Des Pyrénées a financé l’étude, la conception et la réalisation d’une volière dédiée à cette espèce, et a reçu un couple de Gypaète afin d’assurer la reproduction sur site. Le Parc fait désormais officiellement partie des rares Zoos en Europe a faire partie de ce programme. Lino le jeune mâle et Hera la femelle, sont visible sur le Parc pour le plus grand plaisir des visiteurs.
La Fondation Pyrénées Conservation quant à elle, soutient le programme EEP à hauteur de 5000€ par an.